Quand votre psy part en vacances : pourquoi cela peut être difficile et comment traverser cette période ?

Chaque été, une même question revient en consultation : « Comment vais-je faire pendant vos vacances ? »

Cette inquiétude est bien plus fréquente qu’on ne l’imagine. Lorsqu’un suivi thérapeutique devient un véritable espace de sécurité, l’absence temporaire de son thérapeute peut réveiller de nombreuses émotions : tristesse, anxiété, sentiment d’abandon, peur de rechuter ou simplement impression de perdre un repère important.

Si vous vous reconnaissez dans ces ressentis, sachez qu’ils sont parfaitement légitimes. Dans une approche humaniste, ils ne sont pas considérés comme une faiblesse, mais comme des informations précieuses sur vos besoins affectifs, votre histoire et la relation de confiance qui s’est construite au fil des séances.

Pourquoi l’absence de son thérapeute peut-elle être difficile ?

Au cours d’un accompagnement psychothérapeutique, un lien particulier se crée. Il ne s’agit pas d’une relation d’amitié, mais d’une relation profondément humaine, fondée sur l’écoute, la sécurité, la bienveillance et l’absence de jugement.

Pour certaines personnes, ce lien devient un véritable point d’ancrage. Lorsqu’il disparaît temporairement, il peut réveiller d’anciennes blessures : peur d’être abandonné, impression d’être seul face à ses difficultés ou sentiment de perdre son équilibre.

Ces réactions ne signifient pas que la thérapie crée une dépendance. Elles témoignent souvent de la profondeur du travail engagé et de la confiance qui s’est installée.

Une pause qui fait aussi partie du processus thérapeutique

Même si elle est parfois inconfortable, une interruption de quelques semaines peut également avoir une valeur thérapeutique.

Elle permet souvent de mesurer le chemin parcouru. Beaucoup de personnes réalisent qu’elles disposent désormais de ressources qu’elles n’avaient pas au début de leur accompagnement. Elles commencent à mobiliser seules ce qu’elles expérimentaient auparavant avec leur thérapeute.

La psychothérapie ne vise pas à rendre le thérapeute indispensable. Elle cherche progressivement à renforcer votre confiance en vous, votre autonomie émotionnelle et votre capacité à prendre soin de vous-même.

Cette pause devient alors une occasion de constater que les changements amorcés continuent d’exister, même en dehors du cabinet.

Comment prendre soin de soi pendant cette période ?

Quelques habitudes simples peuvent vous aider à traverser cette parenthèse plus sereinement.

Prenez d’abord le temps de maintenir une routine qui vous sécurise : conserver des horaires réguliers, dormir suffisamment, continuer à marcher, pratiquer une activité physique douce ou passer du temps dans la nature.

Vous pouvez également tenir un carnet dans lequel noter vos émotions, vos pensées ou les situations qui vous interpellent. Beaucoup de patients apprécient de revenir dessus lors de la reprise des séances.

N’hésitez pas non plus à utiliser les outils découverts en thérapie : exercices de respiration, pleine conscience, auto-compassion, le lieu sûr construit en EMDR lorsque vous l’avez travaillé avec votre thérapeute, ou simplement prendre quelques minutes pour accueillir ce que vous ressentez sans chercher immédiatement à le faire disparaître.

Entourez-vous également des personnes qui vous font du bien. Un proche bienveillant, une activité qui vous ressource ou un moment partagé peuvent contribuer à maintenir un sentiment de sécurité intérieure.

Si vous recherchez un accompagnement pour traverser une dépression à La Roquebrussanne ou dans le Var, vous pouvez me contacter en toute simplicité. Je vous propose un premier échange afin de voir si mon accompagnement correspond à votre besoin.

Et si je vais vraiment mal pendant les vacances ?

Il arrive que certaines périodes soient plus fragiles que d’autres. Si vous sentez que votre souffrance devient importante, que votre anxiété devient envahissante ou que vous traversez une crise, il est essentiel de ne pas rester seul.

Selon la situation, vous pouvez contacter votre médecin traitant, un psychologue ou un psychothérapeute disponible temporairement, une permanence de soins ou les services d’urgence si la situation l’exige.

Demander de l’aide n’efface en rien le travail réalisé avec votre thérapeute habituel. Au contraire, c’est souvent une manière de continuer à prendre soin de vous.

Dans une approche humaniste, l’absence n’efface pas la relation

L’approche centrée sur la personne développée par Carl Rogers considère que la qualité de la relation thérapeutique est un puissant moteur de changement. Cette relation ne disparaît pas totalement lorsque quelques semaines de vacances s’intercalent.

Bien souvent, les personnes découvrent qu’elles ont progressivement intégré le regard bienveillant qu’elles recevaient en séance. Elles commencent à développer envers elles-mêmes davantage de compréhension, de douceur et de confiance.

C’est peut-être là l’un des plus beaux objectifs de la psychothérapie : que le regard accueillant du thérapeute devienne peu à peu votre propre regard sur vous-même.

Une pause… avant de reprendre le chemin

Les vacances marquent simplement une parenthèse. Elles permettent aussi de revenir avec un regard neuf, de nouvelles expériences et parfois des prises de conscience inattendues.

Si cette période vous inquiète, n’hésitez pas à en parler avec votre thérapeute avant son départ. Ensemble, vous pourrez anticiper cette pause, identifier vos ressources et réfléchir aux solutions les plus adaptées si vous rencontriez une difficulté pendant son absence.

Prendre soin de sa santé psychique, c’est aussi accepter que certaines séparations temporaires fassent partie du chemin. Elles peuvent devenir l’occasion de découvrir que, même lorsque votre thérapeute n’est pas à vos côtés, une partie de ce qu’il vous a transmis continue de vivre en vous.

Sandra Kesteman, psychopraticienne humaniste et praticienne EMDR, vous accueille au cabinet de psychothérapie à La Roquebrussanne et accompagne les enfants, les adolescents et les adultes. Le cabinet reçoit des patients de La Roquebrussanne, Garéoult, Rocbaron, Néoules, Méounes-lès-Montrieux, Forcalqueiret, Brignoles, Cuers et Saint-Maximin-la-Sainte-Baume dans un cadre chaleureux, bienveillant et respectueux du rythme de chacun.

Sandra Kestemann psy laroquebrussanne

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